
Je ne sais pas ce que je cherche, pas vraiment
l’AMOUR majuscule,
je ne sais pas si ça existe et pourtant tout au fond de moi c’est probablement ce que j’espère
Il n’a ni forme, ni nom
c’est comme un grand vide en moi, un espace ouvert comme ces paysages du désert que j’adore
Alors, tout ça fait peur et attire à la fois
Aucun homme n’ose entrer dans cet espace
Pourtant , le désert est magnifique
Il n’est pas le grand vide que l’on imagine
Il n’est pas la désolation et la mort, ni la soif, ni la peur
Mais il faut s’y aventurer pour savoir ce qui s’y cache
Comme lui
Je suis de courbes et de vagues
Une étendue où se perdent le temps et l’espace
Aux confins de la vie et de la mort…
Vivante
A la fois chaleur torride et froideur glaciale
De loin vide et sans vie
Et pourtant une larme et tout fleurit
Une vie insoupçonnée dans les secrets de mon cœur
Tout comme dans le Sahara gisent
Des pierres taillées de la main d’hommes anciens
Et voyagent des âmes sur ses terres
Il y a sur mon corps et dans mon âme
La trace de tous ceux que j’ai rencontrés
De ceux que j’ai aimés
De ceux que j’ai portés
Il faut oser entrer dans cet espace
Pour voir combien il est accueillant
Combien il est doux et serein
Il n’est pas une prison
Mais la liberté de l’âme
Il n’est pas la folie
Il est le début et la fin de la vie
Texte écrit en 2008